Soheil Ayari : Le « capitaine » parle…
Soheil, Hugues de Chaunac t’a désigné premier pilote de la ORECA 01. Quelle a été ta réaction ?
« J’ai forcément été touché par cette nomination sur la ORECA 01. D’un autre côté, cela fait deux ans que je pilote ce prototype. J’ai participé activement à son développement la première année. L’an dernier, j’ai suivi la préparation hivernale, avant d’y prendre part lors des dernières séances d’essais. A part Nicolas (Lapierre) et Olivier (Panis), peu de pilotes doivent connaître aussi bien cette voiture que moi. »

La relation avec ORECA, entamée en 1997, puis poursuivie avec la Saleen et le LMP1, continue avec ce rôle de capitaine de route…
« C’est vrai que c’est une histoire particulière, au cours de laquelle s’est construite une confiance mutuelle. L’histoire dure, avec de l’estime de part et d’autre. Ce rôle de capitaine de route, je l’ai déjà endossé en quelque sorte. Quand j’avais roulé avec Nicolas sur la Saleen, c’était sa première fois au Mans. Idem l’année suivante avec Loïc Duval sur le proto. C’est quelque chose que j’apprécie. Je pense qu’avec le temps, je m’affine : je dois être meilleur pédagogue aujourd’hui, qu’auparavant (rire) ! »
Quel pilote souhaiterais-tu avoir à tes côtés aux 24 Heures du Mans ?
« J’aimerai évoluer avec des gars très rapides, qui ont également un bon état d’esprit. Je veux dire par là qu’ils aient un esprit de partage. Le Mans, c’est une aventure qu’il faut vivre ensemble, et non pas pour soi. »
Tu as terminé 5e de la dernière édition avec la ORECA 01. Quel objectif pour 2010 ?
« C’est difficile à dire. La 5e place était un résultat incroyable ! Pour 2010, cela dépendra de la composition de l’équipage, mais aussi de la performance. A quel point les modifications des brides vont réduire l’écart entre Diesel et Essence ? Nous ne le savons pas encore à l’heure actuelle. Nous aurons un nouveau manufacturier pneumatique, Dunlop, qu’il faudra apprendre à connaître. On fera au mieux ! Aujourd’hui, on distribue le jeu, mais je ne connais pas encore les cartes que j’aurai en mains. »













